Art du Flirt: Comment sexualiser la conversation
Un des points d’amélioration les plus fréquents chez mes clients est leur difficulté à sexualiser leur conversation avec une femme. En effet, si vous imaginez un instant qu’une conversation cordiale mais qui se résumerait à un simple échange d’informations sur son état-civil, ses études et ses ambitions professionnelles suffira à lui donner envie de vous arracher votre chemise à la fin de la soirée vous venez de tomber sur l’article qui va ajouter du piment à vos approches et à vos dates. Suivez le guide.
En premier lieu, qu’entend-on par « sexualiser une conversation » et s’agit-il seulement de parler de sexe ?
Parler de sexe est devenu aussi banal que de parler de la pluie et du beau temps. Il vous suffit d’ouvrir un magazine féminin pour réaliser que le sujet n’est plus tabou depuis longtemps. Pour autant, vous vous en doutez, lui demander de but en blanc sa position favorite ne suffit pas. Pourquoi ?
Sexualiser la conversation, contrairement à « parler de sexe » revient à instaurer une tension sexuelle à la fois ludique et sensuelle qui à bien des égards préfigure déjà les ébats physiques. Les qualités que vous exprimez pendant une conversation sexuée ne sont ni plus ni moins que les mêmes qualités qu’une femme recherchera chez un bon amant : qu’il sache prendre l’initiative, la surprendre et lui faire ressentir des émotions. En ce sens, le comptable introverti qui s’en tient à une conversation factuelle a autant de chance de repartir de son premier rendez-vous sur un long baiser torride que de gagner au loto deux fois de suite car il n’aura pas su éveiller les émotions et les sensations qui préludent au contact physique.
Des préliminaires verbaux donc mais comment faire et de quoi parler?
Je vais vous donner une règle simple : on sexualise une conversation a partir du moment ou on a avec son interlocutrice une conversation qui serait complètement déplacée dans le cadre professionnel, familial ou avec un autre homme.
A titre d’exemple, Si je demande à une fille : "Tu préfères manger du chocolat ou écouter de la musique?", je sexualise la conversation par la simple évocation de sensations agréables, le caractère un peu incongru de la question, le ton de ma voix et le contact visuel que je maintiens avec mon interlocutrice. Pour autant, je ne parle pas de sexe.
Facile non ? Amusez vous à trouver une question sur ce modèle, c’est un bon début.
Et si vous bloquez, n’hésitez pas à piquer un vieux numéro de Cosmopolitan chez votre dentiste, les pages Test-Psycho en regorgent. « String ou culotte ? » ou encore « Quelle est la partie de ton corps que tu préfères ? » sont d’autres exemples plus directs et très amusants à utiliser.
Avec ce genre de questions, vous sortez du registre factuel et des réponses débitées sur le mode pilote automatique. Son imagination doit travailler pour déterminer si oui ou non elle préfère se goinfrer de Leonidas aux amandes en regardant Grey’s Anatomy le lundi soir en nuisette ou écouter Katie Melhua assise en tailleur sur son canapé le dimanche matin avec une tasse de thé au Jasmin entre les mains en se disant que ce ne serait pas vilain d’avoir un mec. En gros, elle revisite des moments des moments de détente et de plaisir. Maintenant si vous préférez comparer vos plans d’épargne-logement…
Ce type de communication permet une interaction plus libre et décomplexée grâce à l’atmosphère ludique qu’elle instaure. Dès lors, vous pouvez alterner les compliments et les remarques taquines pour souffler le chaud et le froid et faire grimper le désir de part et d’autre.
Comment sexualiser la conversation à partir d’un sujet pourtant pas très bandant. Un exemple tiré d’une rencontre à une terrasse d’un bar d’Amsterdam il y a quelques années :
Moi: Allez, c'est oui ou c'est non?
Blonde: Ben maintenant que tu es assis, c'est un peu tard pour demander…
Moi: Non, je veux dire pour le referendum de dimanche
Blonde: Il y a un referendum dimanche?
Moi: Je crois bien oui, dans toute l'Europe d'ailleurs
Blonde: Aaah oui, non ici c'est mercredi
Moi: Et alors, tu vas voter oui ou non?
Blonde: Je ne sais pas vraiment, je crois que c'est oui mais avec un point d'interrogation, tu vois?
Moi: Non, ce que je vois c'est que si tu rajoutes un point d'interrogation sur ton bulletin de vote ils vont l'invalider!
Elle: *rires*
Moi: Parce que le but du jeu c'est de répondre "Oui" ou "Non" pas "Peut-être" ou "Je sais pas". Je plains le mec qui aura la mauvaise idée de t'épouser… «Voulez vous prendre pour époux…?» Et toi tu répondrais: "Oui mais avec des guillemets et un point d'interrogation parce que je sais pas vraiment en fait."
Elle: *rires*
Moi: Tu aimes les Fraises?
Elle: Oui
Moi: Tu vois, il faudrait des référendum spéciaux pour les petites blondes… avec des questions simples.
Elle: mais euh je t'emmerdeeeeu *rires et une petite tape sur le bras*
Moi: Tu me feras penser à passer chercher de la crème Chantilly…
Eveiller son désir, c’est aussi ne pas chercher à cacher le vôtre.
Si vous vous ne vous destinez pas rentrer dans les ordres, vous devez être à peu près en paix avec le fait que vous avez des désirs sexuels. Rassurez-vous : elle aussi. Il y a environ 12 millions de célibataires en France et il se vend 8 millions de jouets sexuels par an… Non, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Revenons à notre conversation sexuée, fort des conseils éclairés généreusement prodigués dans les paragraphes précédents vous vous mettez en quête de sujets sensuels sans pour autant parler de sexe. Bien, très bien, vous venez de prendre une longueur d’avance sur les gentils garçons soporifiques qui lui ont raconté par le menu leur journée au bureau. Maintenant rappelez vous que la capacité à prendre l’initiative et a faire monter la tension sexuelle est la qualité première d’un bon amant. Votre conversation va donc monter en température.
Pour ce faire, mieux encore que les questions, lancez vous dans une courte histoire que vous raconterez avec passion et en employant les mots et les gestes que vous emploierez si vous racontiez votre fantasme le plus débridé. Prenons un exemple, je suis musicien dans un groupe de rock, si je parle de notre dernier concert, de ma guitare ou de ma basse à une fille qui me plait, il faudrait qu’on me paie cher pour que je m’en tienne à des faits. « Notre dernier concert en Espagne était excellent. C’était un concert en plein air devant 300 personnes. Après, on a fait la fête toute la nuit, c’était trop bien. » Ca c’est la version concrète factuelle et morne. Tiens, je baille.
Maintenant je peux plutôt lui raconter l’excitation de la montée sur scène et les embrassades fraternelles avec les musiciens pour se donner du courage, mes bottes rouges couvertes de poussière, l’air lourd et chaud d’une nuit d’été en Espagne et la fournaise des projecteurs qui vous arrachent des gouttes de transpiration grosses comme des larmes, comment j’aime parfois fermer les yeux pour mieux sentir la présence du public et pourquoi nous aimons parfois éteindre la lumière du studio quand nous répétons ensemble… Là, je sais que je vais parler à son imagination et à ses instincts.
Paradoxalement et parce que nous ne socialisons pas exactement comme les bonobos, les conversations les plus sexuées ne doivent laisser aucun doute sur le fait que vous n’êtes pas affamés. La conversation vous inspire des pensées sensuelles, vous êtes joueur et taquin mais vous ne donnez pas l’impression de n’avoir pas touché une femme depuis l’an dernier. Le besoin est la mort de l’envie.
Par ailleurs, vous imaginez qu’on ne raconte pas ce genre de choses d’une voix fluette et en baissant les yeux. Vous allez vivre cette histoire et vous allez prendre plaisir à la partager. Lors des ateliers, j’insiste sur le rôle de la voix, du langage corporel et du regard qui feront l’objet d’un article à part entière. Rappelez-vous seulement que nous ne sommes pas ici dans une dimension intellectuelle mais dans le domaine de la sensation et de l’émotion et que, par conséquent, ce que vous dites importe finalement moins que la façon de le dire.
Jean-Baptiste













Commentaires récents
Cool article man! Do you have a book? ...
I married my best friend so its not always that bad :) ...